SD 38 - FSU de l’ISERE
CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, UNEF, UNL (Isère)

Le Front National : l’imposture sociale !

Les organisations syndicales vous livrent leur analyse des multiples visages du FN.

jeudi 15 décembre 2011 par FSU 38

Le FN aurait-il changé ?

Non ! Le FN c’est toujours le mensonge, la haine, la division au service des riches et des nantis, du système capitaliste.

En mai 2010, Le programme du FN demandait le retour à 65 ans de l’âge de la retraite. En octobre 2010, pendant le mouvement contre la réforme des retraites, Marine Le Pen déclarait « Le gouvernement doit cesser de jouer avec le feu avec la complicité des syndicats et rétablir immédiatement l’ordre républicain partout ».

Le FN veut museler les revendications des salariés et protéger les bénéfices des patrons.

Pour le FN et Marine Le Pen, le problème de notre pays ce n’est pas l’injuste répartition des richesses ou le fonctionnement d’un système qui profite à une infime minorité, mais principalement la présence d’immigrés !

Marine Le Pen est bien l’héritière directe de ceux qui ont toujours été les adversaires de la République et des grandes conquêtes ouvrières.

Le Front national est un parti antidémocratique, ennemi du monde du travail, raciste et xénophobe. Le recul de son influence est une urgente nécessité. Les organisations syndicales sont un des éléments essentiels de la démocratie dans notre société. Elles assument leur part dans la lutte contre le FN. Elles continueront à tenir en alerte les salariés.

« La thèse de la préférence nationale n’est pas compatible avec les valeurs fondamentales du syndicalisme. »

« L’exclusion, le rejet de l’autre, le repli de la France sur elle-même et la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l’immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l’histoire en témoigne, ne peuvent conduire qu’au pire. » ont rappelé dans leur déclaration commune du 17 mars 2011 la CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l’UNSA.

Le Front National est le parti de la démagogie et du mensonge

Il faut s’adresser au « client-électeur » comme un « Monsieur Coca-Cola », en étant « démago à mort » pour « empiler » et « stocker » « les voix ». Voilà les
conseils prodigués aux militants frontistes en 2007 par Dominique Martin, le directeur de campagne de Marine Le Pen dans la course à la présidence du FN. (source : Mediapart)

Marine Le Pen : j’assume toute l’histoire de mon parti (congrès FN, 16/01/2011)

Même si elle tente de masquer la réalité du Front National, ici ou là
jaillissent des faits qui montrent le vrai visage du FN :
- Une photo de 2006 montre Marine Le Pen entourée de deux néo-nazis.
- Un candidat aux cantonales, élu régional, a été mis en cause pour une photo le représentant en train de faire le salut nazi. Il siège toujours au groupe FN présidé par Bruno Gollnish.
- Elle demande que soit inscrit dans les manuels scolaires « les rôles positifs joués par la colonisation » (discours à Barcares, août 2011).
- Elle s’attaque à la loi Veil et au planning familial.

Marine Le Pen, c’est toujours le Front National !

L’immigration est une richesse, pas un problème !

Avant toute chose, il faut revenir à l’essentiel : les immigrés, comme le reste de la population, contribuent à la création de richesses par leur travail. En outre, l’immigration est un facteur d’enrichissement culturel et de dynamisme.

Notre pays s’est largement ouvert à l’immigration belge, allemande et italienne, lors de la deuxième révolution industrielle (de 1870 à 1910). Après la Première Guerre mondiale, la main d’œuvre, surtout polonaise, a remplacé le million de Français morts. Algériens, Marocains, Tunisiens, Espagnols et Portugais sont arrivés pour la reconstruction de la France après la
Seconde Guerre mondiale, puis après la décolonisation.

Depuis les débuts de l’industrie, les immigrés contribuent à la richesse nationale. De tout temps, la France s’est nourrie des talents étrangers. De Marie Curie, prix Nobel de physique et de chimie, immigrée polonaise, à l’humoriste Jamel Debbouze, d’origine marocaine, en passant par Missak Manouchian (« L’affiche rouge »), arménien, résistant fusillé en 1944, mort pour la France.

Les immigrés coutent cher ? Faux !

Aucune étude sérieuse ne permet d’affirmer que les immigrés coûtent plus cher aux pays d’accueil. De nombreuses études, menées en France et dans les autres grands pays industrialisés confirment même le contraire. L’immigration loin de coûter à la Sécurité sociale, contribue à son équilibre financier en raison de la structure de sa population (proportion d’actifs plus grande, faible consommation médicale…). Selon une étude parue en 2010, réalisée pour le compte du ministère des Affaires sociales, l’immigration est une bonne affaire, avec un solde positif de 12,4 milliards € pour les finances publiques.

Partout en Europe, les peuples se battent contre l’austérité.

Le FN prône le repli sur soi, « à chacun sa dette ». Les salariés n’ont rien à gagner à cela, bien au contraire. Le retour au franc, c’est la dévaluation compétitive qui n’a jamais donné de bons résultats pour les gens du peuple. Au contraire, cela s’est traduit par une baisse du coût de la main-d’œuvre et une augmentation très forte du prix des importations et des matières premières.

Le problème, ce n’est pas le travailleur roumain, tchèque ou chinois, mais Peugeot ou Caterpillar qui détruisent l’emploi.

Ce dont nous avons besoin, c’est de redistribuer les richesses, de donner plus de pouvoirs aux salariés pour lutter contre un patronat qui détruit l’emploi pour accroître ses dividendes.

Le problème, ce n’est pas la Grèce ou l’Espagne, ce sont les marchés financiers qui imposent des plans d’austérité, prenant à la gorge les populations, créant misère et malheur pour le plus grand nombre.

Ce dont nous avons besoin, c’est d’une autre Europe au service du développement humain et de la paix.

La solution, ce n’est pas de se replier et d’être, en définitive, victimes de banques ou de multinationales, étrangères ou françaises, mais toutes aussi rapaces les unes que les autres.

La solution c’est d’être solidaires des autres peuples et de se battre pour imposer une politique de progrès, au service du monde du travail.

Partout, en Grèce, en Grande-Bretagne, en Espagne, au Portugal, en
Italie… les salariés nous montrent la voie. Mobilisons-nous !

Grenoble, le 15 décembre 2011.

CONCERT GÉANT jeudi 5 avril 2012 à 20h, Grenoble, esplanade François Mitterrand (tram B Musée-ND)


Le Front National : l’imposture sociale ! Déc 2011, Isère
Tract "imposture sociale" Version NB pour reprocopie

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