SD 38 - FSU de l’ISERE
Communiqué de l’intersyndicale Cgt-Cnt-Fsu-Sud, « Enfants migrant.es ? A l’école ! »

Le 20 juin : nous nous mobilisons pour nos élèves et leurs familles !

Rassemblement samedi 20 juin 2020, 14h place Verdun à Grenoble.

jeudi 18 juin 2020 par FSU 38

Scolarisation : l’urgence de moyens !

Nos élèves migrant.e.s ont été particulièrement pénalisé.e.s par la période de déscolarisation liée au confinement de ces derniers mois. Leur accès à une connexion internet et à du matériel informatique n’est souvent pas assuré y compris dans les centres d’hébergement gérés par l’État. Les conditions de logement, l’éloignement parfois important des parents vis-à-vis de la culture scolaire française voire de la langue se sont ajoutés à cette précarité matérielle pour faire de toute prétendue « continuité pédagogique » un défi impossible pour les élèves, leurs familles et leurs enseignant.e.s.
Nous réclamons depuis longtemps le renforcement des moyens pour les dispositifs d’accueil des élèves allophones (Upe2a) et pour une inclusion en classe normale dans de bonnes conditions (présence d’assistant.e.s d’éducation, fin de leur précarisation, enseignant.es UPE2A en nombre suffisant en primaire comme en secondaire, un volume horaire et une durée de l’enseignement FLE suffisants pour chaque élève »... ). Ces exigences, suite à cette fin d’année scolaire chaotique, sont particulièrement d’actualité pour la rentrée prochaine. Tou.tes les élèves doivent pouvoir être accueilli.e.s à l’école en présentiel, à temps plein.

Hébergement, aides sociales : le minimum indispensable.

En l’absence de cantines, accessibles gratuitement pour les élèves les plus en précarité, bien des familles se sont retrouvées en difficulté alimentaire. Il est insupportable que nos élèves puissent souffrir de faim ! C’est cependant une réalité qui découle de l’abandon de beaucoup de familles par les structures (État, collectivités territoriales) en charge de l’aide sociale. Une réalité d’autant plus inacceptable qu’il existe des fonds sociaux non utilisés dans les établissements scolaires et des budgets au conseil départemental et dans les mairies qui n’ont pas été reversés aux familles dont la cantine était pourtant prise en charge avant le confinement.
L’hébergement de nos élèves subit les mêmes contraintes. Familles ou jeunes majeur.es à la rue, hébergement indignes (les algecos sur-peuplés et sous-équipés...), changements de lieux d’hébergement sans prendre en compte les lieux de scolarisation : la situation est toujours aussi scandaleuse. Dans les semaines qui viennent, nos inquiétudes sont immenses pour nombre de familles menacées d’être mises à la rue avec la fin des hébergements « hivernaux », prolongés dans le cadre de la crise sanitaire. Nous exigeons un toit digne et stable pour nos élèves et leur famille : ce ne sont pas les logements vides ou les places en internat qui manquent ! Pour les jeunes majeur.e.s particulièrement malmené.e.s ces derniers temps par le Conseil Départemental de l’Isère, il faut remettre en place les « contrats jeunes majeurs », jusqu’à 25 ans, comme cela est fait ailleurs, en Loire-Atlantique par exemple.

Un toit, une école, des papiers !

Nos organisations syndicales rappellent qu’une scolarisation sereine est un droit pour les enfants migrant.e.s, comme pour tou.te.s les autres élèves, et que la France, signataire de la Convention Internationale des droits de l’enfant, est responsable de son application. Cela passe par une situation sociale et administrative stable et protectrice que seule peut assurer une régularisation. Des papiers pour toutes et tous ! Un toit, une école, c’est un droit !

Nous appelons donc largement à rejoindre la mobilisation initiée par la CISEM ce
samedi 20 juin,
en nous rassemblant nombreux et nombreuses à partir de
14h place Verdun à Grenoble.


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